Un décès frappe rarement comme on l’attend. Il bouleverse, désorganise, repousse les repères. Chacun avance dans ce chaos à sa façon, mais certaines étapes, bien que vécues différemment, jalonnent souvent le chemin du deuil. Savoir les reconnaître, c’est déjà se donner une chance de traverser la tempête et, un jour, reprendre pied.
L’étape du déni
Le choc frappe d’abord comme une vague : l’information n’entre pas, ou mal. Le déni s’installe. Le cerveau, saturé, refuse la réalité. On se surprend à garder la chambre intacte, à dresser un couvert de plus, à espérer entendre la clé tourner dans la porte. Cette période, parfois brève, parfois longue, dure souvent jusqu’aux premiers rituels, funérailles, adieux, ou jusqu’au moment où l’on est confronté, par exemple, à ces plaques funéraires le coq funéraire qui rendent la perte tangible.
L’étape de la colère
Vient ensuite la révolte. Quand le déni cède, la colère surgit : contre soi, contre l’injustice, contre les circonstances ou même contre le défunt. L’ambivalence est là, palpable. Certains se taisent, d’autres s’emportent. Voici comment cette tension peut se manifester :
- Silence obstiné
- Colère explosive
- Crises d’emportement
Souvent, ce tumulte intérieur monte alors que l’organisation des obsèques bat son plein. La douleur s’aiguise au contact d’un détail concret, la fabrication d’une plaque funéraire, par exemple, et le sentiment d’injustice s’installe. Peu à peu, cette colère laisse place à la tristesse, parfois en passant par une phase de négociation intérieure. On refait le film, on tente de donner un sens, on s’accroche à l’idée qu’il reste encore quelque chose à faire ou à comprendre. Face à cette épreuve, certaines personnes trouvent un apaisement temporaire dans des solutions comme le CBD, cherchant à atténuer l’intensité du chagrin qui déborde.
L’étape de la tristesse et de la dépression
Quand la réalité s’impose, la tristesse devient lourde, pesante. L’absence s’installe, irréversible, et le corps tout entier accuse le coup : fatigue, repli, perte d’élan. La dépression n’est pas un échec, mais un passage obligé pour assimiler la perte. Dans ces moments, le soutien de l’entourage compte plus que jamais. Quelques mots, une présence silencieuse, peuvent être le fil ténu qui empêche de sombrer. S’entourer, accepter de ne pas tout porter seul, devient alors un acte de résistance.
L’étape de la résignation
Puis vient le temps où l’on cesse de vouloir revenir en arrière. On comprend, sans vraiment l’accepter encore, que l’ancien équilibre ne reviendra pas. La personne endeuillée commence à poser un regard neuf sur le présent et à envisager, timidement, la suite. Les souvenirs restent, mais ils cessent d’entraver chaque pas.
L’étape de la reconstruction
Enfin, la vie reprend sa place, autrement. L’acceptation de la perte s’installe, non comme un renoncement, mais comme la possibilité d’un nouveau départ. On sort de l’isolement, on retisse des liens, on retrouve peu à peu l’envie de s’investir, de sourire, de faire des projets. L’énergie revient, différente mais bien réelle, signe que le deuil, sans disparaître, a cessé de dicter sa loi.
Le deuil ne se laisse pas apprivoiser sur commande, mais il dessine, à force de patience, des lendemains possibles. Marcher avec son absence, c’est aussi apprendre à vivre avec ce qui reste et, parfois, découvrir un nouvel élan là où l’on croyait tout avoir perdu.

